
Marguerite Wibaux
Marguerite Wibaux rêvait d’entrer dans un couvent avant de se tourner vers l’art — pour rediriger la dévotion plutôt que de l’abandonner. Élevée à Rome, elle travaille à l’intersection de la croyance, de l’image et du désir.
Sa pratique couvre la peinture, la sculpture et l’installation, puisant autant dans l’iconographie religieuse que dans la mode et la culture visuelle contemporaine. Le sacré n’est jamais traité comme distant : il se glisse dans le quotidien, contamine les gestes, les corps et les images. Le désir traverse son travail à la fois comme une force et une perturbation — parfois explicite, souvent latente.
Ses peintures miniatures sont ses œuvres de signature : des formats condensés où l’intensité est maintenue à courte distance. Chaque pièce fonctionne comme un lieu de projection, où l’intimité, le pouvoir et la croyance entrent doucement en collision.

